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Pas devant les gens

Roman, éditions de la Martinière, février 2004.
Le vrai titre de ce livre est La rivière, la rivière.

Quatrième de couverture :

« Quand j’étais toute petite, j’ai longtemps dormi dans le lit de mes parents, entre eux. Je prenais un bras, une jambe, je ne cherchais même pas à qui c’était, je prenais un bout d’eux et je m’endormais. En dormant à demi je soufflais parfois doucement dans les cheveux de ma mère. Les cheveux bougeaient un tout petit peu à mon vent de la nuit quand je riais dans mes rêves. Ma mère se grattait négligemment en tirant sur sa peau. Rien ne craquait, rien ne se fendait. Quand mon père et ma mère étaient tellement serrés que je ne pouvais pas me mêler à leurs corps, je descendais tout au fond du lit, et je restais sous les draps, la tête dans leurs pieds, la bouche contre un mollet. Mes parents me laissaient faire. Quelque chose comme le sommeil appuie sur mes paupières, mais mes yeux ne se ferment pas. J’ai envie de dormir, j’ai envie de pleurer. Je pense à ma mère, elle qui pleurait certains jours entiers sans être triste, par nature. Ses larmes s’échappaient d’elles-mêmes, elles se déposaient comme un parfum sur tout son visage. Il ne fallait pas en chercher la cause, c’était un effet sans cause, juste le début des choses chez elle. »

Presse

Marie-Claire, avril 2004.
Encres vagabondes

Dossier Art Sud : page 1/3, page 2/3, page 3/3.

Ce roman n’est plus commercialisé.

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